Premier hold du long WE : la traversée du Pelvoux

Une sortie goupillée par : Eychenne Jean-Michel , Maillard Alban et dégoupillée (à partir du/le)

Le programme a donné à savoir que ce WE, une sortie "Alpine" en début de ce grand WE du 1er mai. Mais bon, il faut se rendre à l’évidence : le créneau météo sera mercredi/jeudi et pas l’idéal jeudi/vendredi.... François ne pourra hélas pas s’adapter, Alban et JM vont donc devoir partir en binôme sur ce grand itinéraire des Alpes du sud. Le refuge est ouvert, les échos du web favorables...

Mercredi, à 14h, après le café au "pas la rosse" d’Ailefroide, les 2 skieurs partent pour soi-disant chausser après 10mn de marche... 10mn qui deviendront 1h. Il faut bien se faire à l’évidence, peu de neige pour monter au refuge. Donc à 18h, un peu fatigués, nous arrivons au refuge. Après une courte sieste, repas pantagruélique et fort bon, en compagnie de 4 compères sudistes qui nous accompagnerons demain, et en discussion avec les 2 gardiens du lieu.

Jeudi matin, pas de vent, ciel étoilé, tout il est bon. La trace se fait bien en suivant les indications du gardien. Alban fait chuter une frontale dans la montée de la bosse de Sialouze, vision assez insolite d’une lueur qui dévale la pente.

Il a neigé la veille, on brasse pas mal dans le bas de la montée du Coolidge. La trace a ski devient laborieuse, on passe à la montée à pieds facile dans le bas, plus athlétique dans le haut du couloir où la neige est croutée et ne tient pas bien partout. Mais on en sort et on arrive au soleil. La vue est fabuleuse.

Encore une centaine de mètres de montée dans le de la grosse poudre, et la Meije se dévoile à l’arrivée au sommet. La vue porte très loin : Mont Blanc, Cervin, Weisshorn....

Après un brin de repos, on attaque le morceau délicat, à savoir la descente. Au début, c’est beau et facile, la neige est pas au top, un peu croutée. Cela se raidit, on commence à bien chercher où passer : les séracs se montrent, et on devine des crevasses. Première pente, tout va bien. Premier passage de crevasse, bien bouchée, encore tout bien.

Ensuite, chute de Séracs et petite barre. Interrogation, les indications du topo et du gardien ne concordent pas. On passe à droite, entre la barre et les Séracs. Ca démarre bien, mais il faudra ensuite un peu jouer de la corde et rappeler pour passer... Un peu d’exercice. Nos poursuivants nous dépassent : la voie "du gardien" était la bonne.

On sort de ce mauvais pas, la suite se déroule bien, puis mur de glace. Il faut choisir entre "se laisser glisser" ou bien cramponner : à chacun sa technique, la plus rapide étant la plus sure, on est sous une belle chute de Séracs !

Une fois tout ceci passé, on passe dans la descente du vallon su Sere du Riou, infernal en été, un presque délice en cette saison (quoique : la moquette est encore un peu lourde, la faute à la neige encore trop fraîche). Une bonne 1/2 heure de descente à se délecter.

Tout en bas, on suit les cairns pour retrouver le névé des militaires, et le parking bondé de voiture, retour un peu rude à la civilisation !

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